Délirium

Mardi 15 octobre 2013 à 15:43


Ambiances de rues


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Ambiances de coffees


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Ambiance de redescente

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Récit de voyage

Voyage sans péril, arrivée tout de même laborieuse, à 6h du matin à Amsterdam. Le hasard, le destin ou la volonté nous mène dans un café. Coffee shop de son nom officiel, ici, pas de petit déjeuner, le service offre juste pétard, café. Parfaite arrivée pour une parfaite journée dans une capitale adorée des étrangers.

Quelques minutes ou quelques heures ont passé avant le repas tant espéré. Le festin anglais embaumé de fumée nous transporte dans une euphorie si classique à la ville…

La pense bien garnie, les voyageurs partent en vadrouille affronter l’hiver d’une ville si haut placée dans le gobe. La fumée montant, nous observons…  Brique, brique, brique… Les façades penchées de brique nous susurrent à l’oreille l’histoire des rues qui les entourent, des gens qui les habitent ; qui les empruntent à vélo… Vélo, grand sujet de la ville d’Amsterdam. Fous furieux sont les vélos qui foncent sur les voies pavées, bousculant les piétons un peu dans la lune. Nous, perdus dans cette foule incompréhensible, même le tramway cède le passage aux piétons/ vélos. Nous sommes dépaysés.

La troupe avance doucement lorsque soudain, le général hiver donne un coup fatal. Le replis deviens obligatoire. Retour au point de départ. Ou plutôt, au nouveau point de départ : autre ambiance, autre weed, autres pétards, autres fous rires, autre vadrouille. Ainsi, les journées s’enchainent. Nous n’oublierons pas les moments de fringale, tout aussi typiques que les moments d’euphories  qui les précèdent. Les sandwichs au hareng marinés fondent dans nos bouche à l’heure du déjeuner et les frittes au gouter.

Malgré la fermeture occasionnelle et malchanceuse des musées, la ville d’Amsterdam est affrontée en beauté.

Lors d’une errance hasardeuse, en soirée, les pavés rouges du quartier du même nom viennent sous nos pieds. A première vue, que des hommes aux alentours. Soudain la lumière rouge d’une vitrine jaillit. A l’intérieur, une femme dénudée et qui cherche à nous séduire pour gagner sa soirée. Un peu rougissants, nous continuons notre chemin. Une lumière intense nous pousse à tourner à droite. Une ribambelle de vitrines ornées de néons rouges nous regarde, jonchées dans la rue, abritant des femmes. Une tonne de femmes plus ou moins séduisantes. Les étrangers s’aventurent dans cette mystérieuse ruelle. Tant de regards de femmes posés sur nous, toutes nues à nous sourire. Un instant de bonheur nous parcoure. Seulement la rue est déjà finie. Plus de sourires, que des hommes frustrés qui arpentent les routes en quête du meilleur rapport qualité/prix (beauté/prix). C’est la que l’on ressent le froid dans le dos après le sang chaud de la rue précédente. Ces mecs dégueulasses allaient goûter au pécher de ces femmes délicieuses. On se dit que pute ce n’est pas un super travail. Même si à chaque vitrine que l’on croise, nos cœurs secrètement pensent le contraire.

Après ce doux week-end, viens le moment du retour. Ainsi, les vadrouilleurs, les sous vêtements remplis de vert, doivent prendre le bus à minuit.

La descente vers la France est aussi difficile que la ballade fut agréable.



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